(chanson de jazz, du chanteur-musicien Moustache)
L’indole, une substance que l’on trouve dans le microbiote mais aussi dans les légumes crucifères, pourrait réduire l’accumulation de graisses dans le foie, d’après une étude récente publiée dans Hepatology.
Largement associée au surpoids et au diabète, la maladie du foie gras non alcoolique trouve son origine dans les habitudes alimentaires caractéristiques des pays occidentaux, combinant un excès de graisses saturées et de sucres ajoutés. Elle toucherait aujourd’hui 1/3 de la population des pays développés et 90 % des personnes atteintes d’obésité. Il n'existe pas de traitements pour cette maladie, seul un changement d'alimentation et de mode de vie, comme celui proposé dans Le régime NASH contre la maladie du foie gras, permet de la guérir.
Beaucoup de chercheurs essaient donc de trouver des solutions, plus ou moins naturelles, à cette maladie. Des scientifiques viennent récemment d'examiner les effets de l'indole sur l'accumulation des graisses hépatiques. L’idole (indole-3-carbinol) est un composé présent dans les crucifères (chou-fleur, chou de Bruxelles, brocoli...) faisant partie d’une famille des glucosinolates, dont les propriétés anti-inflammatoires et anticancéreuses ont largement été étudiées. C'est aussi un produit de la dégradation de l'acide aminé tryptophane par les bactéries du microbiote intestinal.
L'équipe de recherche a relevé les taux sanguins d'indole de 137 personnes. Elle a découvert ainsi que les niveaux d'indole étaient significativement plus faibles chez les personnes cliniquement obèses que chez les minces. Et chez les personnes ayant un taux d'indole plus faible, il y avait également une quantité plus importante de dépôts de graisses hépatiques.
Afin de déterminer précisément l'impact de l'indole sur la maladie du foie gras, les scientifiques ont nourri des souris nourries avec un régime riche en matières grasses, accompagné d'indole. Résultats: le traitement à l’indole a permis de réduire de manière significative l'accumulation de graisse et l'inflammation du foie.
En plus de réduire la quantité de graisse dans les cellules du foie, l'indole agit également sur les cellules de l'intestin qui envoient des signaux pour atténuer l'inflammation.
Le régime NASH, associé à du sport, reste le seul moyen efficace de lutter contre la maladie du foie gras actuellement. À cela pourront potentiellement s’ajouter, un jour, des approches nutritionnelles apportant de l'indole ou poussant les bactéries intestinales à en produire. En attendant de meilleures preuves de l'action de l'indole, manger des crucifères reste une bonne idée, vues les multiples vertus de ces légumes, et c'est plus que compatible avec le régime NASH.
D'AUTRES CRUCIFÈRES
Légumes
Arabidopsis : l'Arabidopsis thaliana ou Arabette des Dames,
Armoracia: genre du Raifort,
Barbarea: le cresson de terre (Barbarea verna),
Brassica: les choux, la moutarde, les navets, le chou-rave, le colza, le rutabaga, le pe-tsaï (chou chinois),
Crambe: le crambe maritime, ou chou marin,
Eruca: la roquette,
Erysimum: la giroflée,
Eutrema: dont Eutrema Japonica, le wasabi, ou raifort japonais,
Nasturtium: le cresson de fontaine,
Raphanus les radis.
Plantes oléagineuses
Brassica napus: le colza,
Brassica rapa: la navette,
Camelina sativa: la cameline.
La sinapine (en), appelée aussi sinapoylcholine ou 3,5-dimethoxy-4-hydroxycinnamoyl-choline, est l’alcaloïde le plus présent au sein des graines oléagineuses de cette famille des Brassicacées.
Plantes fourragères
Brassica oleracea: les choux fourragers,
Brassica napus: le colza fourrager, le rutabaga
Brassica rapa subsp. rapa: le navet fourrager, la navette,
Raphanus sativus: le radis fourrager.
Il existe des plantes ornementales; quelques genres sauvages
La plupart des Brassicaceae, même sauvages sont comestibles (feuille, tige et fleur à consommer en petite quantité car les essences sulfurées sont irritantes, voire rubéfiantes et vésicantes),
à l'exception des vélars fausse Giroflée ou des giroflées des murailles potentiellement dangereuses (présence d'hétérosides cardiotoxiques), bien qu'elles ne semblent pas avoir provoqué d'accidents sérieux.
Leur saveur est trop amère pour qu'on puisse avoir envie de les consommer en quantité.
Les isothiocyanates des différentes plantes de cette famille ont des propriétés stimulantes, digestives, antiseptiques et expectorantes (mucolytiques)
Poêlée de choux de Bruxelles et saucisse de Toulouse
pour 3 -4 personnes
1 kg de choux de Bruxelles: choisissez les plus petits du panier; 130 g de saucisse de Toulouse par personne, sel, poivre, 30 g de graisse de canard ou huile de pépins de raisins, du thym sec
Coupez le pied des choux de Bruxelles et retirez les feuilles jaunes; les mettre dans une marmite d'eau bouillante salée et laisser cuire 25 mn à 30 selon la grosseur.
Si, décidément ils sont très gros, les couper en deux; égouttez et réservez. A la cocotte-vapeur, vous cuirez seulement 10 mn après la rotation de la soupape.
Coupez la saucisse de Toulouse en autan de morceaux que de convives; la piquer tout le long pour que la graisse s'écoule en cuisant, la faire griller 7 mn de chaque côté.
La poser sur chaque assiette ou plat de service chaud.
Faites sauter les choux de Bruxelles une dizaine de minutes à feu vif en les remuant de chaque côté pour qu'ils caramélisent bien et saupoudre, à la fin, du thym.
Ajoutez à la saucisse de Toulouse, servez très chaud.